dimanche 22 mai 2016

BALADE NATURE EN BAIE DE SOMME

A l'occasion du festival de l'oiseau et de la nature 2016, nous avons participé à deux sorties nature en baie de Somme à la découverte des habitants de la baie.
Cela faisait plusieurs années que je souhaitais participer à ce festival dédié à la Nature et en plus pas trop loin de chez nous.
Afin d'être à l'heure à notre rendez vous matinal, nous partons la veille et prenons un petit hôtel  à Friville Escarbotin, l'hôtel Athena.
Le rendez vous avec notre guide étant à 7 h 30 au Hourdel, notre hôte se propose de nous servir notre petit déjeuner avant l'heure d'ouverture du restaurant ce qui est sympa de sa part. Nous lui donnons le programme de notre journée consacrée aux phoques. Nous remarquons son regard interrogateur pour notre si grand intérêt pour nos amis les phocidés !!!
L'estomac bien calé par ce petit déjeuner copieux, nous gagnons notre lieu de rendez vous à la Pointe du Hourdel. Nous arrivons pile-poil à l'heure. Les autres participants (une bonne quinzaine) sont déjà tous là. Nous ne perdons donc pas de temps pour enfiler nos bottes et pour sortir les appareils photos.
Et nous voilà partis pour 3 heures de découverte de la baie. Nous faisons une premières halte pendant laquelle notre guide nous explique le parcours que nous allons emprunter.

Nous nous dirigeons vers la plage qui s'étend à perte de vue. Ce week-end connaît le plus grand coefficient de marée de l'année et la mer s'est d'autant plus retirée. Cela nous offre une vue magnifique sur la baie mais notre enthousiasme est un peu freiné car notre guide nous explique qu'en ces circonstances, les phoques vont être très loin et donc difficile à observer, même à la lunette.
Gardant tout de même l'espoir, nous continuons à avancer.
                                         
Il faut faire très attention lorsque l'on se rend en baie de Somme et mieux vaut être accompagné par quelqu'un connaissant bien le site pour ne pas être piégé par les marées. Notre guide nous avoue lui même avoir eu quelques frayeurs certains jours de brume et nous expliquer avoir retrouvé son chemin de retour...à la boussole !!!
Nous arrivons au fameux bunker se retrouvant dans cette position à cause de l'érosion marine.

 Nous prenons le chemin du large et c'est là que nous voyons l'utilité d'avoir mis des bottes !!!




Le paysage et la lumière est magnifique en ce début de matinée. L'air marin est frais et vivifiant. Cette journée va vraiment être bénéfique pour nos organismes pollués par la vie citadine.
Nous  traversons bancs de sable et rivières où pataugent mouettes et spatules.




Nous arrivons jusqu'à une large étendue d'eau qui nous empêche malheureusement d'aller plus loin.
Notre guide pose sa lunette afin d'observer la colonie de phoques qui se trouvent en face de nous mais très loin en direction du parc du Marquenterre.

Notre guide connait vraiment son sujet. Nous recevons toutes les explications nécessaires pour connaitre un peu mieux la vie et les moeurs des phoques de la baie.
Il y a 2 sortes de phoques sur le site: les veaux marins et les phoques gris. L'été, il peut y avoir jusqu'à 400 animaux dans la baie. Les veaux marins mesurent jusque 2 mètres et pèsent jusque 150 kg.
Les phoques gris vont eux jusque 250 kg et 3 mètres. Ces animaux peuvent vivre jusque 35 ans. En un rien de temps, ils peuvent se rendre sur les côtes anglaises. Ils tiennent en apnée jusqu'à 20 minutes, peuvent dormir sous l'eau.

Après avoir profité de toutes ces connaissances naturalistes dans l'air frais et iodé, nous reprenons le chemin vers le rivage, malgré quelques regrets de n'avoir pu voir les phoques de plus près.
Notre guide ne tarit pas d'anecdotes et de conseils sur la Baie de Somme. Son conseil au passage: visiter la réserve du Grand Lavier, encore mieux que le Marquenterre !!!
                                              Des promeneurs traversant la Baie de Somme.

                                                        Le phare de la pointe du Hourdel

Nous prenons quelques instants près du phare pour connaitre un peu mieux la flore du bord de mer et empruntons un sentier du littoral pour revenir à notre point de départ.
Notre guide nous offre un thé parfumé et un gâteau pour nous récompenser de tous nos efforts de la matinée, ce qui clôt vraiment convivialement notre sortie nature en baie de Somme.
Un grand merci à lui de nous avoir fait partager sa passion.

Nous gagnons ensuite le port de Saint Valéry pour notre deuxième rendez vous de la journée. Nous avons prévu une balade en Zodiaque pour approcher d'un peu plus près nos amis les phoques.
Nous embarquons à la capitainerie à bord du Petit Charcot.
Notre capitaine commence par nous attacher nos gilets de sauvetage et c'est parti pour une croisière d'une heure environ.


La marée commence à remonter et nous voyons clairement le mascaret, ce phénomène de marée montante à l'intérieur du fleuve. C'est vraiment impressionnant de voir la vitesse de ce courant.
et afin d'en compenser la force, le capitaine met plein gaz. Placés à l'arrière du bateau, avec le vent latéral, nous nous retrouvons trempés comme des soupes.

                                               Mon épouse...


                                           et moi-même.

L'eau descend jusque dans mes chaussettes mais vaille que vaille, nous sommes là pour l'aventure... et les phoques!!!

Nous arrivons sur site, là où les animaux se reposent sur un banc (de sable, bien sûr).
Et nous sommes récompensés de notre périple plus qu'humide car les animaux viennent à nous et prennent la pose. Le spectacle est vraiment magique et nous souhaiterions rester des heures en compagnie de la colonie. Nous prenons de nombreuses photos.
Je vous propose un petit diaporama sur mon site internet en cliquant sur le lien suivant:
http://dupontlaforet.wix.com/photo-nature-poesie#!blank/mbvys



Trempés mais heureux nous regagnons le port avec maintenant une seule idée en tête, aller nous sécher et retrouver des vêtements secs...
Pour vous qui lirez ces quelques lignes, le conseil du jour, cré moé, cré moé pas, c'est de monter à l'avant du zodiaque. C'est beaucoup moins risqué !!!


dimanche 17 janvier 2016

PREMIERE SORTIE AUTOMNALE

Nous sommes déjà à la mi-octobre. Les arbres n'ont pas encore affiché leurs plus belles couleurs mais cela est en bonne voie. Les photographes de nature ne sauront  bientôt plus où donner de l'objectif entre l'or et le pourpres des feuilles.
En attendant ce moment, déjà beaucoup de choses s'offrent à notre curiosité.
Afin de découvrir ces trésors cachés que la nature nous réserve en ce début d'automne, je profite de ce samedi matin ensoleillé où la lumière du soleil levant est prometteuse.
Je n'ai pas envie d'aller très loin et de prendre la voiture. Je décide donc d'arpenter les chemins à à peine dix minutes de chez moi.
Le village de Mogneville est pour cela idéal car entouré de champs et de bois.

  Je décide de passer par le sentier de la Fosse aux Loups (sud-est du village). Ce sentier arrive rapidement dans le bois de Mogneville après avoir traversé un petit champs de mais où viennent régulièrement se promener les chevreuils.
 J'avance à pas de loup au cas où l'un d'entre eux serait dans les environs mais ce matin, aucune oreille ne se dresse à l'horizon.
En entrant dans le bois, il fait assez sombre. Le soleil est encore bas et ses premiers rayons ne percent pas encore l'épaisseur du branchage. Le fond de l'air est un peu frais et amène à mes narines ces senteurs mêlant des parfums de champignons, chataignes et autres noisettes.
Pour être un bon photographe de nature, il faut mettre tous ses sens en éveil. C'est dans ce but que je marque un temps d'arrêt à l'orée du bois pour m' imprégner de l'atmosphère sylvestre. Craquements du bois, feuilles et fruits tombant des arbres, rosée gouttant sur le tapis végétal, oiseaux commençant à s'éveiller; quelle quiétude et quelle tranquillité se dégagent de ce moment. J'aimerais que le temps s'arrête ici, un peu loin du tumulte de notre vie quotidienne.
Je m'enfonce dans le bois discrètement afin de ne pas déranger toute cette quiétude. Que vais je voir durant ma promenade matinale ? La surprise peut apparaître à chaque croisée de chemin. Un sentier sur ma droite; je vais voir ce qu'il cache. Un tronc couché me barre la route au bout de quelques mètres. Sur l'extrémité de ce tronc a poussé des petits groupes de Pholiotes changeantes ou Psathyrelles hydrophiles. Mon guide "Nature en poche" sur les champignons ne m'est pas d'une grande aide et je me rends compte de la difficulté d'identifier précisément telle ou telle espèce.
 La photo de ces champignons permettra peut être à quelques mycologues avertis qui liraient ces lignes de m'aider.

Je reprends ma route à travers le bois. La lumière arrive petit à petit. Le chemin monte un peu.
 Les alentours de Mogneville sont assez vallonnés. Je scrute les alentours à la recherche de quelques petits écureuils qui passeraient par là mais ce matin, ils ont l'air de bien se cacher.
 Mon regard revient donc vers le sol. De nombreux troncs jonchent le tapis de feuilles mortes car le bois a subi pas mal de coupes ces derniers temps. Un de ces troncs attire plus particulièrement mon attention car je crois y discerner quelque chose qui parcourt sa longueur.
 Non, ce ne sont pas des dizaines de papillons ; nous sommes en automne. Ce sont bien des champignons qui ressemblent à des Cytidia salicina.
Je sors du bois par la petite route qui monte vers l'Ordibée pour redescendre vers le cimetière et profiter des premiers rayons de soleil léchant les prés recouvert encore d'une légère brume matinale.
Je souhaite m'exercer au bokeh et au high key, ayant récemment lu un article sur ces sujets dans un magazine photo. Je trouve ces photos pleine de poésie car elles mêlent douceur et beauté.
 Je cherche donc quelques fleurs automnales qui pourraient convenir à mes essais. Mon regard se porte sur la jolie couleur bleu purpurin d'un géranium des prés.
 Je tourne autour de la petite fleur afin de trouver le meilleur angle de prise de vue. Je souhaiterais également que quelques halos de flare apparaissent dans la photo. Je dois donc jouer avec le soleil qui commence à pointer ses rayons.
Voici donc la photo en question.
Je poursuis ma route sur ce petit talus et je découvre d'autres petites plantes, toujours dans les tons pourpres violets. La plante est encore en boutons et je n'arrive pas à l'identifier.
 Pour rester dans l'esprit Bokeh, j'ouvre pleinement le diaphragme.
 La rosée ressemble à du sucre glace qu'un pâtissier serait venu déposé sur les fleurs pendant la nuit.
Le temps commence à me manquer et je vais devoir abréger ma promenade photographique.
Sur le chemin du retour, je croise quelques fleurs de pissenlit. Quoi de plus commun que cette fleur. Comment lui apporter une touche d'originalité?
 Je me place face au soleil. Je règle l'ouverture du diaphragme sur le plus petit chiffre afin de mieux saisir tous les détails de cette rosée matinale qui recouvre la fleur de centaines de perles éphémères.

dimanche 24 mai 2015

LE GOLFE DU MORBIHAN

Qui a dit qu'il pleuvait toujours en Bretagne.
 Et bien, non. La semaine que nous avons passée mi avril près de Vannes fut ensoleillée d'un bout à l'autre, enfin presque. Mais ce n'était pas pour vérifier les préjugés météorologiques que nous nous sommes rendus dans ce joli coin de France.
C'était pour nous un baptême géographique car nous ne connaissions du far west français que St Malo.
Cela faisait longtemps que j'avais entendu parlé de la beauté du Golfe du Morbihan. Nous avons donc voulu vérifier par nos propres yeux. Et nous n'avons pas été déçus.
La semaine que nous avions prévue ne fut pas de trop pour avoir un aperçu de la beauté de cette région.
L'Ile aux Moines, l'Ile d'Arz (photo ci dessus) vous offrent des sentiers côtiers qui vous permettent non seulement de découvrir des paysages magnifiques mais également de faire trempette de temps en temps, de petites plages en petites criques, qui se dévoilent au dernier moment et je vous assure que ces moments de pur bonheur, vous les appréciez car le tour des Iles représente quand même une quinzaine de kilomètre à pied, et sous le soleil breton...
Le tour du Golfe vous offre une kyrielle de superbes balades alliant nature sauvage, mer, côtes découpées, voiles innombrables, alignements mystérieux, réserves ornithologiques du plus grand intérêt.
Et c'est tout d'abord en nous baladant sur le sentier longeant le marais salant de Lasné que nous prenons contact avec des bêtes à plumes. Au fur et à mesure que nous avançons sur le sentier, nous entendons au loin des cris ressemblant presque à des grognements, des gargarismes, assez impressionnants d'ailleurs.
Pour écouter ces gargarismes, copier/coller le lien suivant dans la barre d'adresse :
http://www.web-ornitho.com/chants/Aigrette%20garzette.mp3

Armés de nos jumelles, nous scrutons alors la cime des grands arbres de l'autre côté du marais. Nous découvrons de grands oiseaux blancs s'avérant être des Aigrettes Garzettes.
Le raffut de cette colonie de grands oiseaux "se gargarisant" tous ensembles parvient jusqu'à nous et s'amplifie avec l'écho et le vent.
Je n'ai qu'un seul regret: disposer de mon "petit 300 f/4" qui ne me permet pas de fixer la scène de près. Voici tout de même une photo lointaine de ces beaux oiseaux.
Ces grands oiseaux sont des migrateurs. Ils peuvent hiverner en Afrique, en France, en Espagne ou au Moyen Orient. Ils se nourrissent principalement de poissons et de grenouilles.

En revenant à la voiture un petit pinson des arbres qui se trouve à ma portée...

Pour écouter le chant du pinson des arbres, vous pouvez copier/coller le lien suivant :
http://www.web-ornitho.com/chants/pinsondesarbres.wav


Nous continuons notre découverte du Golfe par l'est et arrivons à la pointe de Penvins. Cette pointe ne donne pas sur le Golfe mais sur l'océan. L'endroit est assez venteux. Nous nous rendons à la pointe de la pointe où nous découvrons une colonie de tournepierres à collier.

 L'instant est magique. Le nombre d'oiseaux est important et j'arrive à m'approcher assez près sans les effrayer.
 Les tournepierre peuplent les côtes surtout pierreuses. Leur bec sert à soulever les galets et les algues pour trouver la nourriture.
La proximité de ces oiseaux, la beauté de ce site, l'océan magnifique nous feraient presque croire que nous sommes au bout du monde sur je ne sais quel archipel !

Bientôt l'envol ?
Pour écouter le tournepierre à collier...
http://www.web-ornitho.com/chants/tournepierre.mp3


Quelques grands gravelots se mêlent à la fête. Ces oiseaux sont souvent vus en petit groupe.
Le chant et beaucoup de renseignements sur le grand gravelot à l'adresse suivante :
 http://www.oiseaux.net/oiseaux/grand.gravelot.html


Et tout ce joli monde s'envole...

Nous reprenons la route de Vannes pour nous rendre dans la Presqu'ile de Séné.
Séné est connu pour ses bateaux de pêche typiques à deux voiles, les sinagots, mais également pour ses anciens marais salants devenus réserve ornithologique, havre de paix pour des milliers d'oiseaux.

La réserve naturelle propose des sentiers ainsi que sept observatoires afin d'aller au plus près des oiseaux. Vous pouvez aussi bénéficier des explications éclairées d'un guide sur la vie et les habitudes de toutes les espèces comme l'avocette élégante,la spatule blanche, le vanneau huppé, le Tadorne de Belon, le colvert, l'aigrette garzette, le héron cendré, le chevalier gambette, le chevalier arlequin, la barge à queue noire et beaucoup d'autres espèces.
Les bassins sont peu profonds ce qui est idéal pour les échassiers qui recherchent dans la vase tapissant le fond, les petits animaux qui constituent leur alimentation.
Voici quelques photos prises dans la réserves, toujours avec un objectif Nikon 300 f/4.


Le Tadorne de Belon nichent sur des îles du Golfe du Morbihan  en cachant leurs nids dans de vieux terriers de lapin.
Pour écouter le Tadorne :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/tadorne.de.belon.html


L'avocette élégante, très abondant sur le site, particulièrement reconnaissable par son bec recourbé qui lui permet de faucher latéralement la vase pour pêcher vers et petits crustacés.
Pour écouter l'avocette élégante :
http://www.web-ornitho.com/chants/Avocette%20Elegante.mp3

Le chevalier gambette. Les marais de Séné est l'un des rares lieux de reproduction de cet oiseau en France.
http://www.oiseaux.net/oiseaux/chevalier.gambette.html



La jolie avocette élégante qui porte très bien son nom.

Nous finissons notre semaine en Bretagne par la Presqu'ile de Quiberon. Après avoir visité la cité balnéaire et dégusté un Kouign Amann, nous remontons vers le nord par "la côte sauvage" qui commence dès avoir passé le château Turpault, curieux édifice que l'on est tenté de photographier à la mode "hanté".

L'endroit est magnifique. La côte est découpée et balayée par des vagues impressionnantes qui viennent se fracasser en rouleaux contre les rochers.
Le sentier côtier vous permet de parcourir l'endroit en admirant l'océan, la végétation, les oiseaux de mer, les vagues qui viennent jusqu'à vous lécher les doigts ou plus pour les malchanceux, si vous allez jusqu'au promontoire près du café Le Vivier.
Voici quelques photos de ce joli site que les amoureux de nature ne doivent pas louper.

                                           Le début de la côte sauvage et le Château Turpault

                                               
                                                    Ecume garantie !!!


                                       
                                     
                                 L'Armérie maritime tapisse de son joli mauve la côte rocheuse


                                                     Un pipit maritime croise notre route

Le chant du Pipit : http://www.web-ornitho.com/chants/pipit%20maritime.mp3

Au large se trouvent quelques îlots où les mouettes et  un grand  Cormoran déploie ses ailes pour nous offrir  une pose digne de ce nom.


                                                  Le grand Cormaran, les ailes au vent.

Son cri est assez rauque mais il est trop loin pour que l'on puisse l'entendre.
http://www.web-ornitho.com/chants/grandcormoran.wav

Voilà, j'espère vous avoir donné l'envie de découvrir cette jolie région de France.

Que vous aimiez la nature, la mer, l'histoire, les animaux, vous en prendrez vraiment plein les yeux, mais surtout n'oubliez pas .... votre appareil photo !!!




mercredi 4 décembre 2013

A L'AFFUT



Le ciel étant clément ce matin (froid et sec), j'ai décidé de faire un petit tour en forêt près de Vineuil St Firmin (60), afin de voir quelques animaux. C'est la chasse en ce moment mais mon envie de nature est plus forte. Les chasseurs tirent maintenant dans les bois. Il faut donc tout de même se méfier. Arrivé sur site, je n'entends aucune détonation ni aucune trompe de chasse contrairement à il y a quinze jours où ça tirait et ça sonnait de partout. Pas de gilet orange non plus à l'horizon. Je pense donc être tranquille pour aujourd'hui. Je me poste donc à mon endroit favori du moment c'est à dire un chemin forestier en cul de sac où j'ai vu plusieurs fois des animaux. Au fur et à mesure de mes sorties, je m'équipe afin d'être le plus efficace possible dans ma recherche d'animaux, dans mon camouflage, dans mes réglages. J'ai acheté ce week end une parka kaki avec capuche. La dernière fois, je n'avais que ma veste de treillis, et j'avais eu un peu froid, surtout en restant en statique. J'ai acheté aussi un filet qui me permet de camoufler mon appareil photo sur pied. Et comble du luxe, un sac poubelle afin d'être assis au sec, car en ce moment en forêt, c'est un peu boueux. Me voilà donc bien équipé afin d'attendre tranquillement. Auparavant, je faisais surtout de la billebaude mais il est vrai qu'on a moins de chance de voir des animaux. Je voyais surtout des écureuils. J'ai donc décidé de faire de l'affut afin d'augmenter mes chances de belles rencontres. En affut, la première qualité à avoir est la patience car on peut rester de longues minutes sans rien apercevoir. J'en profite donc pour parfaire mes réglages et faire quelques essais. J'opte donc pour travailler en manuel, grande ouverture, ISO 400, vitesse 1/500 (trop sombre), 1/400 (trop sombre), 1/250 (je m'arrête là). Comme je travaille en RAW, on verra pour éclaicir en post traitement. Je vois quelque pies sur le chemin, je déclenche. Un renard qui vient manger quelques miettes de pain (des chasseurs pour appater le gibier, peut être). Sur ma droite j'entends un fort bruit de piétinement de branche. Pas de doute, quelque chose va sortir. Je reste attentif. C'est un jeune cerf qui arrive à à peine 5 mètres de moi. Je vois son oeil Il m'a repèré. Pas le temps de déclencher. Il a détalé en une seconde. J'en reste dépité. Malgré mes efforts,j'aurais encore dû mieux me camoufler(une leçon de plus à retenir). Fort de ce tout de même beau spectacle qu'est un cerf dans son milieu naturel, cela me donne du courage et de la patience pour attendre d'autres éventuels animaux. Au bout d'un quart d'heure, ma patience est récompensée. Toujours sur ma droite, un grognement attire mon attention. Il y a quelque chose. Ca grogne encore. Je vois alors passer derrière moi un sanglier qui n'a pas l'air content. Ca va,il passe. Ca piétine toujours les feuilles et les branchages sur ma droite. C'est pas fini. Quelque chose va sortir. Ca y est, c'est parti. Tout une famille de sangliers déboule du chemin. Y a ce qui faut, adultes et marcassins.Il passe devant moi sans me voir. Je déclenche en rafale. La surprise passée, je peux vérifier mes clichés. Aîe, un peu sombre et légèrement flou. L'histogramme en un peu sur la gauche mais semble tout de même correcte. Par contre le flou, c'est foutu. Donc, leçon pour la prochaine fois : ce sera sûrement un travail en autofocus, collimateur central, 800 ISO, priorité à l'ouverture mais toujours en RAW. Si vous avez de l'expérience en photo nature, n'hésitez pas à m'envoyer vos commentaires et conseils, il seront les bienvenus...

dimanche 13 octobre 2013

Dans les bois de Mogneville

C'est le début de l'automne et la nature commence à changer. C'est le moment de sortir dans le bois près de mon village. Lors d'une balade dominicale, j'ai trouvé un nouveau chemin à explorer et qui mène à une clairière où se baladent régulièrement des chevreuils. J'arrive près d'une trouée de ligne à haute tension et je décide de monter un peu cette trouée où j'avais vu un chevreuil. La montée est assez facile et indéniablement, des animaux passent par là. Je remarque des traces ainsi que des moquettes (crottes de chevreuil). Le chemin est bien marqué. Je tombe enfin sur un groupe de 3 chevreuils mais malgré mon approche discrète, ils me repèrent. Je m'immobilise mais rien n'y fait. Les animaux détalent et grimpent la sente. Et oui, l'approche des animaux ne s'improvise pas... Sachant d'avance que je ne les retrouverai pas, je vais quand même à leur poursuite. Par chance, j'ai pensé à mettre des bottes car les herbes sont hautes et humides. J'arrive près d'un pylone électrique où il me semble discerner une ombre. Je marche plein est et je suis donc complètement à contre jour. Je décide tout de même de tenter une photo à 300mm (Nikkor 70-300 f/5.6). C'est une buse variable qui guette ses proies. Mon approche (pas discrète, encore une fois) la fait fuir à tire d'ailes. Je prolonge un peu ma marche pour déboucher sur Les terres froides, de vastes champs de culture.

                                                              L'ombre du guetteur
Disposant encore de quelques temps avant de partir au boulot, je décide de redescendre par le même chemin afin de vérifier si des animaux ne se trouveraient pas dans la clairière dont je vous ai parlé plus haut.
Arrivant près de celle-ci, j'essaie cette fois de me faire discret. Je me faufile dans une petite trouée et découvre avec joie (ceux qui font de la photo animalière comprendront ce sentiment) que deux animaux paissent dans le champ. Les chevreuils sont assez loin mais on voit bien leur robe qui est encore rousse et qui se détache du vert de l'herbe. Je peux faire quelques photos à 300 mm car les animaux sont assez loin de moi. Je me fais repérer car un chevreuil se fixe dans ma direction et cela pendant près de cinq minutes. Un chevreuil, quand ça fixe, ça fixe !!!  Il détourne enfin son regard. Je tente donc une approche par le sous bois. Arrivé à couvert presque à sa hauteur, je commence à porter l'appareil à l'oeil mais son ouîe fine ou son flair (ou les deux) me repère. En une seconde, l'animal que j'ai tant convoité, détale et me laisse dépité. Bon, ça sera pour une prochaine fois...
                                                            Le chevreuil tant convoité...   

mercredi 21 août 2013

Balade en forêt de la Haute Pommeraye de Creil

Sur les conseil d'un voisin ramasseur de muguet, je me suis décidé de visiter une forêt pas loin de chez moi, juste en face du grand centre commercial Cora de St Maximin.
Je me suis donc garé sur le parking du centre commercial, puis j'ai traversé la quatre voies. Que ne ferait on pas pour prendre des photos.
J'ai profité d'une trouée dans le grillage pour pénétrer dans la forêt.
Une fois passé la maison forestière, je me suis enfoncé dans la forêt. Le soleil était déjà un peu haut donc je ne me faisais pas trop d'illusions sur mes chances de voir beaucoup d'animaux, mais bon, je débute et pour le moment je me contente de peu. Je suis donc resté principalement sur les chemins afin de découvrir cette forêt que je trouve immense par rapport à mon petit bois de Mogneville.
Mais malheureusement pour moi, après avoir billebaudé environ 2 heures, et là, je n'ai vraiment pas de chance, j'ai croisé la route du garde forestier qui m'a dit que cette forêt était privée et qu'il était donc interdit d'y pénétrer (même pour les photographes). Bon, durant ces 2 heures, j'ai quand même pu voir un renard (photo ratée, flou de bougé...), un brocard, une chevrette et des écureuils.
Ces donc ces petits animaux que je vous présente maitenant. Les photos ont été prises avec mon Nikon D3100 avec un 70-300.

Un brocard,jeune je pense, passait par là.
                                             Mon ami l'écureuil arrivant tout droit de Corée
Une chevrette qui me faisait la tête!!!

samedi 10 août 2013

PHOTO MACRO

Ce papillon que j'ai photographié dans mon jardin est un Aglais urticae ou la petite tortue. C'est une espèce en forte régression à travers toute l'Europe. J'ai donc eu beaucoup de chance...
Mogneville Oise

Sauterelle Metrioptera roselii prise au bord d'un chemin sur les hauteurs de l'Ordibée (Mogneville Oise)
 On ne peut qu'être compatissant pour ce pauvre cheval qui doit supporter cette armée de parasites qui vivent... à l'oeil !!!